Le livre en fournit de nombreux exemples, tout en cherchant à comprendre les raisons de ces manquements : conditions de travail souvent difficiles, formation souvent insuffisante ou standardisée, concurrence exacerbée entre médias et entre journalistes, travail dans l’urgence, pressions économiques, difficulté à rendre compte de dossiers toujours plus divers et complexes.

Sans complaisance, le constat évite toute diabolisation. Il n’idéalise pas plus la situation qui prévalait antérieurement d’autant que la contestation des médias se nourrit aussi des exigences croissantes d’un public désormais plus instruit, et donc mieux à même de débusquer erreurs et approximations.

Au final, l’auteur appelle la profession à réfléchir à ses pratiques, sans trop d’illusions sur sa capacité à s’autoréguler. D’où la nécessité de développer le débat public sur les médias.